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PRÉFONTAINES est une commune située au nord-est du département du Loiret, en région Centre-Val de Loire, dans la circonscription électorale de Courtenay et la Communauté de communes des 4 Vallées ; elle appartient au bassin de vie de Ferrières-en-Gâtinais. Au cœur de la région agricole du Gâtinais, historiquement orléanais mais aussi français (Nemours), elle bénéficie d’une terre de culture riche.

Les communes limitrophes sont, en partant du nord et dans le sens des aiguilles d’une montre, Château-Landon (Seine-et-Marne), Nargis, Girolles, Treilles-en-Gâtinais, Courtempierre, Sceaux-du-Gâtinais.


Ses habitants, les Pratifontains, sont au nombre de 475 au 1er janvier 2017 (source Insee).

Le nom de la commune prend son «s» final à partir de 1801, qu’il n’avait pas auparavant, étant issu, selon les hypothèses non vérifiées, de l’ancien Prefuntana signifiant « La Fontaine des prés », ou de Probato Fonte, signifiant « La Fontaine approuvée ou probatoire », soit la fontaine Saint-Jean-Baptiste, qui est aussi le patron de la commune. Il existe une autre fontaine, celle de Sainte-Élisabeth, et toutes deux se jettent dans un bassin où les rejoint aussi le ru du Vivier.

Le bassin ainsi formé par les deux sources principales est aménagé en lavoir depuis un nombre de siècles indéterminé. Ce lieu est l’une des ressources patrimoniales et historiques du village.


Depuis l’Antiquité, Préfontaines est un lieu de passage référencé : le Chemin de César, voie romaine reliant Orléans à Sens, a laissé des vestiges en limite nord-est de la commune ; une partie de ceux-ci a été mise au jour à Sceaux-du-Gâtinais. Le Grand Chemin François reliait, jusqu’à la fin du XVIIe siècle, Paris à Lyon, en passant par Préfontaines qui disposait alors d’un relais de poste, qui fut très actif pendant un siècle et demi, témoignant ainsi de la période d’activité la plus intense de la commune. Ce relais disparut progressivement avec l’instauration de La Voie royale, qui remplaça le Grand Chemin François en empruntant l’itinéraire de l’actuelle D 2007 (ancienne nationale 7), et en détournant aussi le passage de Préfontaines.


À défaut d’archives précisément documentées, c’est le nom des nombreux lieux-dits qui renseigne sur le passé d’une commune dont l’histoire ne fut jamais mêlée à la grande Histoire nationale. Les vestiges préhistoriques, antiques, et jusqu’aux temps modernes permettent néanmoins de supposer, puis d’attester, l’existence très ancienne de la commune.

Le second trésor patrimonial de Préfontaines est son église, classée aux Monuments historiques depuis 2013. L’église Saint-Jean-Baptiste date de la fin de XIIe siècle. Elle possède l’austérité altière et fière du goût cistercien dans la beauté épurée de ses lignes. Une extrême simplicité, mais une rigueur d’architecture et une grande qualité de pierres de taille et de moellons. Sa tour extérieure, placée à gauche, de forme carrée et d’une surface imposante laisse penser qu’elle a pu servir de tour de défense, comme c’était fréquemment le cas lorsqu’une église était pourvue d’une tour, ce qui était une marque de puissance et de richesse. Souvent, la tour est l’élément qui a le mieux résisté aux désastres de l’Histoire ou aux démolitions. Rappelons que Montargis, au XVIe siècle, était calviniste et que des batailles rudes eurent lieu alentour entre les armées du roi Henri IV menées par le duc de Guise et les reîtres calvinistes.


C’est à la fin du XVIe siècle que le caquetoire (classé au Monuments historiques en 1909) fut importé de Château-Landon où l’église à laquelle il appartenait fut brûlée par les effets de ces mêmes guerres de religion. Plusieurs versions témoignent des conditions d’appropriation du caquetoire, sans qu’aucune ne soit formellement attestée. Cependant, il semblerait que le caquetoire ait fait l’objet d’un échange dans lequel Château-Landon aurait reçu la tenue d’un marché ou d’une foire qui se déroulait originellement à Préfontaines.

En 2006, le sol du caquetoire de l’église Saint-Jean-Baptiste a fait l’objet d’une restauration des dix dalles funéraires très anciennes, dont une ornée d’une gravure qui a été mise en valeur, entourées d’éléments en pierre de réemploi.